Note de lecture sur Un bruit de terre par Hervé Martin à lire sur Terre à ciel

Dans l’esprit du bandeau noir qu’arbor(ai)ent les personnes en deuil sur les revers des cols de vestes ou au pourtour du bras, Myriam Eck dispose les caractères noirs des vers courts de son poème sur chacune des 54 pages blanches que compte Un bruit de terre.

Avec ce poème chargé d’une densité émotive, mémorielle et affective, elle dit l’intensité d’une peine et le sens intime de son hommage qui témoigne d’une expérience douloureuse.

Myriam Eck a choisi de publier son poème sur des pages de un à cinq vers, laissant penser à des poèmes brefs. Ils évoquent les moments difficiles du deuil. Un bruit de terre est à lire continûment dans le rythme lent des pages que l’on tourne où parfois certains vers forcent au recueillement.

Myriam Eck est accompagnée par la graphiste Marie-Christine Béguet dont les lignes rassemblées parallèlement, semblant prendre racine dans des encres sombres et parfois translucides, font échos à ces vers dans un minimalisme pictural et abstrait qui renvoie à notre imaginaire.

Le poème Un bruit de terre est un hommage, écrit au gré d’émotions et de sensations brèves qui s’est traduit sur la page en des flots de vers courts, comme des respirations. Quelques éclats de lumières grises et vives qui nous touchent dans la lecture.

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