Note de lecture de Cécile Guivarch

Merci à Cécile Guivarch pour sa lecture lisible dans le site terre à ciel d’octobre 2015

« Dès le premier poème, Myriam Eck donne le ton : Tu ouvres tes mains / Et dans le même mouvement tu m’as ouverte / Le geste inattendu du toucher. Variations sur le même thème, petits textes, pour la plupart d’un à cinq vers tout au plus. Qui dit mains, dit toucher, qui dit toucher dit peau, qui dit peau dit corps. Une certaine sensualité se dégage de ce recueil, en peu de mots. Je suis une terre qui accroche au mouvement de tes doigts. Puis, il y a l’absence, les mains qui se tendent à distance et comment les mains perdent leur fonction. Dans Sonder le vide, le titre en dit beaucoup. Sonder, donc, le vide. Myriam Eck reprend son travail et scrute, comme pour Mains, elle fait le tour de la question. Elle évoque le vide d’une pierre, d’un regard, d’une pensée, d’une tête. Ses poèmes sont réfléchis, nous font penser, nous permettent de chercher en nous ce vide, ces pensées qui nous vident ou comment le vide nourrit nos pensées. Une seule tête pour tout mon vide / ce n’est pas disparaître. Myriam Eck sait aller à l’essentiel et nous atteindre, toucher en nous des zones sensibles. Auteure à suivre, assurément. »