Le livre

Le livre Mains suivi de Sonder le vide est sorti aux Editions p.i.sage intérieur en mai 2015 (122 pages, 8 euros). Il est composé du poème Mains (Pile /Face) et du poème Sonder le vide, ainsi que d’une illustration par la plasticienne Christine Delbecq. Je vous invite à lire la présentation du livre sur le site de l’éditeur
Mains
Merci à Ludovic Degroote pour son retour sur le site du Cahier Critique de Poésie (CCP) :
« Il n’y a pas de règle en poésie : certains se sentent plus à eux-mêmes en développant un lyrisme ample, d’autres ont besoin d’aller contre toute forme préconçue, d’autres encore d’expérimenter, ou bien de réduire une langue à ce qui serait son essentiel, parce que cela exigerait de n’atteindre que cet essentiel. Dans Mains, suivi de Sonder le vide, Myriam Eck ose une poésie simple dans ses choix – vocabulaire, syntaxe, minimalisme du poème – et exigeante car elle cherche à circonscrire ce qui résiste ; elle affronte donc un double risque : il n’y a pas de poésie sans risque. Mains se distribue en deux parties : Face et Pile ; l’une dit la présence, l’autre l’absence ; il y a du corps au bout de ces mains, qui confine parfois à l’érotisme (« Je m’abîme la peau / Partout / Où je pense »). L’approche d’un corps qui touche au vide – le sien ou celui de l’autre –, on la retrouve dans Sonder le vide. Là aussi, l’économie de mots impose la reprise lexicale, une spirale ou un entrelacs, quitte à jouer des paradoxes (« La mémoire ce n’est pas disparaître ») ou de l’abstraction (« Une seule tête pour tout mon vide / Ce n’est pas disparaître »). Ou d’essayer la vie : « Tu cherches un vide où t’effondrer ». »

1. On notera la présence en couverture et entre les deux poèmes de dessins de Christine Delbecq qui travaillent à la tenue de leur corps dans l’espace.

Merci à Claude Vercey pour sa lecture fine, précise et sensible, à lire sur le site de la revue Décharge I.D n° 586 : Les mains molles ne sont plus des mains
« modestie de l’objet auquel on s’attache (mais Ponge déjà, et certains Guillevic …), tendance du discours à s’autonomiser par rapport à l’objet de référence ; économie des effets comme des mots ; simplicité de la phrase ; sûreté sentencieuse des allégations, la poésie doit être exacte et forte. » (extrait)

Merci à Jacques Morin pour sa dia dans Décharge 167 : « Avec Myriam Eck, une expérience à la fois dérangeante et fascinante ». (ici dans son intégralité)

Merci à Cécile Guivarch pour son retour sur Terre à ciel, sensible, clair, qui donne à voir, en quelques lignes, mon livre en substance.
« Ses poèmes sont réfléchis, nous font penser, nous permettent de chercher en nous ce vide, ces pensées qui nous vident ou comment le vide nourrit nos pensées. « Une seule tête pour tout mon vide / ce n’est pas disparaître ». Myriam Eck sait aller à l’essentiel et nous atteindre, toucher en nous des zones sensibles. Auteure à suivre, assurément. » (extrait)

Merci à Jean-Paul Gavard-Perret pour ses articles sur le livre :
Nébuleuse de songes
Bords et débords

Extraits de Mains :

« La nudité s’éveille

C’est la peau qui se déplace

L’autre peau
Sous la peau »

« Combien de mains
Pour n’en faire qu’une ? »

« L’attente
Le long des bras

La desserrer

Qu’elle se déplace dans le corps »

Autre extrait (Cavité) sur le site Terres de femmes

Extraits de Sonder le vide :

« Le vide d’une pierre peut se vider dans un regard

Ou dans une pensée
La pierre devenir alors une tête

Une tête déverser son vide dans une autre tête

Une tête devenir une pierre
Toute entière

Se remplir de son vide »

« Je vais toujours vers la limite
Qui me vide

Retenir par le vide
Ce qui voudrait disparaître »

Autre extrait sur le site Terres de femmes

livre couv

Soirée sur le livre à Tempoésie
Rencontre et expos autour du livre à la MSH et à l’Atheneum à Dijon

Vidéo d’une danse en composition instantanée par Marguerite Papazoglou et Léandre Simioni sur ma lecture d’un extrait de mon poème Sonder le Vide, à l’ENS, le 30 septembre 2017

Vidéo de la lecture d’un extrait de Mains et de Sonder le vide à l’Atelier de Polska, le 20 mars 2016

Vidéo de la lecture d’un extrait de Mains à la soirée Tempoésie, le 19 novembre 2015