Regard de Myriam Eck sur la peinture de Christophe Miralles (2012)

En apparence tout est normal, civilisé, poli. Chez Christophe Miralles rien de cette apparence. Un fond suspendu se resserre autour de figures qu’on croirait personnelles, dont nous retient la trace. Des présences respirent, flottent, vaporeuses, immobiles, silencieuses, fuient les unes vers les autres. C’est l’état de corps en rencontre, leur passage d’un état à l’autre, dans les autres. Entre les corps, dans l’espace charnel, la plus dense des distances, le désir vivant. Dans la tension d’exister tout converge sans se toucher, le désir se mêle à la lumière, simultanément dedans. Les chairs contagieuses communiquent leurs ombres, plus ou moins profondes. Le désir, révélateur du vivant, fait trace, empreinte. La lumière devient ce qui place l’autre en soi, l’autre, une lumière en soi, la lumière la plus sombre. Ce qu’on croit voir nous envahit.

Sur le site de Christophe Miralles

Peinture de Christophe Miralles