Tous les articles par Myriam

Mon livre Un bruit de terre chez Po&psy

Très heureuse de voir ce poème que j’ai écrit pour le deuil de ma grand-mère prendre corps dans la collection Princeps des Editions Po&psy.
Ce tombeau poétique.

Comme si ce poème, sur le deuil de ma grand-mère, avait attendu un autre deuil pour sortir…

A ma grand-mère.

A Bernard Noël…

Un grand merci à Danièle Faugeras et Pascale Janot pour avoir accueilli Un bruit de terre dans leur très belle édition, avec les sensibles interventions de la graveuse Marie-Christine Béguet.

A ce qui garde les morts que l’on aime vivants en nous : « Le corps de la terre où ton corps s’est creusé »

https://www.editions-eres.com/ouvrage/4751/un-bruit-de-terre

Parution de mon poème sur la peinture de Serge Saunière dans sa monographie Fragments d’Arcadie

« 

Un extrait de mon poème :

« Le regard se creuse au noir

Il traverse ce qu’il rend invisible

Il creuse un autre noir

De quoi appuyer le regard dessus »

Très heureuse de voir éditée la superbe monographie du peintre Serge Saunière  « Fragments d’Arcadie », qui réunit des œuvres, encres et acryliques des 30 dernières années, accompagnées des textes de quelques ami(e)s et auteur(e)s : Kenneth White, Charles Juliet, Daniel Lacomme, Yves Bergeret, Daniel Viguier, Alain Blanc, François Teyssandier, Myriam Eck, Franck Castagné, Jean-Paul Gavard-Perret, et en quatrième de couverture les lignes de Michèle Destarac, avec 244 reproductions en quadrichromie, au format de 24,5 x 29,5 cm, édition de librairie, 296 pages, 2021, 49 €

https://serge-sauniere.com/actualites/

sauniere.serge@gmail.com

Hommage à Bernard Noël

Merci à Claude Vercey d’avoir publié mon témoignage sur le site de la revue Décharge en hommage au poète Bernard Noël qui vient de nous quitter :

« A tous ceux qui l’ont perdu comme moi

Quand, en 2005, à Cerisy, j’ai fait lire mes poèmes à Bernard Noël qui m’a répondu : « vous êtes où ? je ne vous trouve pas dans vos poèmes », alors que j’écrivais des poèmes depuis l’école primaire, je me suis sentie démunie. Puis je me suis mise au travail, laborieusement. J’ai coupé mes poèmes, j’en ai retiré des mots, et j’ai cherché cherché cherché : « qu’est-ce qui fait poésie ? ». J’ai envoyé, pendant des années, des tentatives à Bernard Noël qui, avec bienveillance, m’a toujours répondu. Jusqu’à ce qu’un jour, fin 2008, il me réponde, « j’ai été aussitôt frappé par quelque chose de très neuf, très nouveau dans votre langue : le sentiment que cette fois vous aviez trouvé le ton, le tranchant… ». Ce n’était pas acquis, je n’avais pas encore développé en moi le « radar ». Ça a pris encore des années, à lui envoyer mes poèmes, pour savoir si « poème ou pas ». En février 2010 il me répond « aucun doute, chère Myriam, vous êtes entrée dans LE poème… ». Ça a marqué pour moi le début de mon propre jugement (je n’ai ensuite envoyé mes poèmes à Bernard Noël qu’une fois aboutis, il est resté mon premier lecteur jusqu’à sa mort). »

Merci à Françoise Oriot pour sa note de lecture sur Calanques, lisible sur le site Podio

Sur le chemin les mains

Pensent

Les mains pensent la mer

Avant de la toucher

Calanques : au-delà des premières images – soleil, mer, roche – suivre Myriam Eck et se laisser entraîner par ses mots brefs qui sont des passerelles directes vers le profond de nos sensations.

Chacun de mes pas a reculé

Le temps

L’invisible

Pied

Le sol, la lumière, le vent ; le pied, le regard, la main : tout y est, en vers denses, même La chute inscrite dans les pas, ce moment / Où le sol deviendra vent.

Tout y est, et pour chacun des lecteurs – aussi différents soient-ils – car l’art poétique de Myriam Eck autorise toutes nos interprétations. Si chaque mot a son propre poids, sa proximité avec d’autres, dans ces vers serrés comme l’essence des choses, lui donne un nouvel éclat qui crée un rapport neuf, et pourtant évident, au réel :

L’eau déplace les chemins

Les pas défont les chemins

Le pied suit

Ce que la tête a serré jusqu’à prendre sa forme

Bernard Noël l’explique mieux que quiconque : « Alors, qu’est-ce qu’on voit quand on voit ? Je pense qu’on voit surtout des mots et que ces mots on les prend pour des choses. Cela a un côté désespérant mais aussi un côté exaltant parce qu’on se dit : tiens, le dehors n’est pas si différent du dedans… Donc, tout à coup, une espèce de mise au monde se fait, qui élargit celle de l’intimité[…] » Du jour au lendemain, Bernard Noël – Entretiens avec Alain Veinstein, L’Amourier éditions.

De même que Pétrarque écrit son « Ascension du mont Ventoux » comme une quête spirituelle, nous pouvons déchiffrer, dans ces « Calanques », une marche dans la vie avec ses hésitations :

Sans chemin

Le regard attend

Sur la terre ouverte

Ou son courage:

Se relever à l’intérieur de sa trace

Mettre la terre debout

Le geste dedans

Une marche… notre marche, notre vie, débarrassée du superflu, épurée jusqu’au vif.

Myriam Eck, Calanques, éd. Centrifuges

Lisible en ligne sur le site Podio.

Merci à Françoise Oriot pour sa note de lecture sur Sonder le vide, lisible sur le site Podio

Il est des objets qui n’existent que pour le vide qu’ils délimitent : un vase, un cénotaphe. Dans la poésie contemporaine, le vide – qu’on nomme « blancs » – mesure la cadence. Il rythme la lecture en l’absence, le plus souvent, de toute ponctuation. Mais le vide est aussi cet espace mystérieux, intérieur, mental, qui captive comme un trou noir dans lequel on craindrait de tomber.

Vois comment la pensée fait du vide la peur

Dans le trouble où vivre est se vider

Comment le vide se remplit de ton trouble

Comment la peur l’agrandit

Comment le trouble se déplace

Et déplace la pensée

Sonder le vide : le titre de Myriam Eck annonce très précisément l’objet de cette cinquantaine de pages où Les formes s’effondrent/Dans ce vide/Qui les vide. Des poèmes brefs – parfois une seule phrase : La terre ne se limite pas à ton vide –, retenant leur souffle dans les blancs, ni aphorismes ni haïkus, mais qui montrent une proximité avec ces phrases paradoxales composant le Tao tö king « Le Tao est comme un vase que l’usage ne remplit jamais. » Il faut lire ce recueil avec lenteur, se laisser détourner du cours habituel de la lecture pour flotter dans un état quasi méditatif, à la rencontre d’une poète économe de mots mais généreuse quant au voyage mental qu’elle ouvre : Tu peux retirer ton vide de ma terre//Te retirer/Sans défaillir/De la matière de mon vide, par courtes échappées, renversements de perspectives, attention aux mots simples qui traduisent un rapport immédiat au réel, corps ou espace.

Pour certains lecteurs, cette poésie paraîtra minimaliste et autocentrée, voire austère, et particulièrement éloignée de nos tragédies, mais dans un monde qui va si mal, ne faut-il pas commencer par créer en soi un lieu solide où reprendre force ? Plusieurs chemins sont possibles, Myriam Eck propose le sien : Dans le silence qui te ramène à toi/Les formes de douleur se retirent

Myriam Eck, Mains suivi de Sonder le vide, éd. p.i.sage intérieur

N47 hors-série Antoine Emaz en souscription

N47 hors-série Antoine Emaz

La revue N47 , en sommeil depuis deux ans, s’est remise au travail pour rendre hommage au poète angevin , ami et fidèle collaborateur , disparu en mars dernier.

Ci-dessous vous trouverez un bulletin de souscription pour commander ce numéro spécial:

09/10/2019
Amies et amis
d’Antoine Emaz ,
Lectrices et lecteurs de N47

Bonjour,

Antoine Emaz, avec quelques amis et amies poètes ou lecteurs de poésie d’Angers ou des Pays de la Loire, dès l’origine et le développement de la revue N47, a travaillé pour la visibilité de la poésie contemporaine, comme il le faisait aussi ailleurs (Triage, Poezibao, etc.). Le Comité de Lecture et de Rédaction de N47 veut saluer et honorer la mémoire de leur ami et fidèle compagnon : Antoine Emaz.
Différent d’un « hommage » que d’autres lieux ont très bien fait ou feront encore sur Internet ou édition papier, N47 a invité de nombreux poètes et artistes, chacun avec sa voix particulière, à proposer à la revue un travail de création. Ainsi, en une polyphonie poétique et plastique, se dessinent des liens qu’Antoine Emaz entretenait, comme homme et/ou poète, avec plus de 30 poètes et artistes d’aujourd’hui tels (liste non exhaustive) M.ALLOY, J-P.COURTOIS, L.DEGROOTE, J-P.DUBOST, L.DUBOST, M.ECK, J-L.GIOVANNONI, J.JOSSE, R.LAHU, M.LEBLANC, A.PELLETIER, M.QUATREBARBES (de), V.ROUZEAU, J.SACRE, G.TITUS-CARMEL, M.VISCHER…. S’ajouteront, choisis par les membres de la revue, des extraits de l’œuvre publiée, poèmes et notes, voire textes inédits.
Ce hors série, numéro exceptionnel de N47 Revue de poésie, sera publié le 11 décembre 2019, jour anniversaire d’Antoine Emaz. A cette occasion, en partenariat avec la ville d’Angers et la Médiathèque Toussaint, un spectacle avec scénographie et mise en voix par S. Sauphanor du Conservatoire d’Angers de Limite et Cambouis est programmé. L’entrée est libre.
Afin de mener à bien cette publication N47 lance une souscription dont vous trouverez ci-dessous le bulletin. Nous espérons que vous serez bientôt lecteur, lectrice de cette expression polyphonique et chaleureuse autour d’Antoine Emaz. N’hésitez pas à faire part autour de vous de cette parution prochaine et de la manifestation prévue à Angers.
A bientôt, 
Pour le Comité de Lecture,
Christian Vogels

BULLETIN DE SOUSCRIPTION

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Adresse de réception …………………………………………………………………………………………….
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Souhaite recevoir ………….exemplaire(s) du numéro hors série au prix de 20 € l’exemplaire port compris
Soit 20 € X ……… = ………………….. €
ci-joint un chèque de ……………… euros à l’ordre de Association N4728 Poésie
à adresser à Madame DANDEVILLE 29 rue du Quinconce 49100 ANGERS

Courriels : dandeville.annick@free.fr Adresse postale Revue N47, 29 rue du Quinconce 49100 ANGERS